Groupe SHINOBI ("Shinobi Kai") / Groupement Français de Dôjô et d’Instructeurs de Ninjutsu (G.F.D.I.N.)

Le Ninjutsu, devint alors un terme désignant un
ensemble de
talents particuliers développés et transmis au
sein de
ces clans.
Les membres de ces clans, appelés Ninja (ou bien
Shinobi,
Rappa, Suppa, …), furent peu à peu
utilisés pour
leurs compétences particulières qui pouvaient
varier
d’un clan à l’autres :
- surveillance
- espionnage /
contre-espionnage
- gardiennage / garde du corps
- infiltration /
déguisement
- conseil en
stratégie, en sécurité et en
déstabilisation
- escorte
- opérations
commando
- assassinat / capture
- support ou renfort
à une offensive armée
- …etc.
Avec l’arrivée de
l’époque «
moderne », des périodes de paix et de
stabilité
politique, il n’était plus possible de vivre sur
ce
modèle, et, de générations en
générations, les Ninja ont peu à peu
adopté
un autre métier.
Les enseignements se sont alors perdus petits à
petit et
les écoles de Ninjutsu se sont peu à peu
éteintes.
Les très rares courants historiques ayant
réussi
à transmettre jusqu’au 20ème
siècle une
partie plus ou moins étendue de leurs enseignements se
comptaient sur les doigts des 2 mains (Togakure Ryû, Kukishin
Ryû, Kumogakure Ryû, Koga Ryû, Katori
Shinto
Ryû,…).
Progressivement, à défaut
d’être
enseignées à des spécialistes en
informations, ces
connaissances ont été transmises peu à
peu
à des spécialistes (maîtres) en
méthodes de
combat (Bujutsu) et en arts martiaux.
2/ Le Ninjutsu « moderne » (du 21ème
siècle)
Durant le 20ème siècle, les techniques
de Ninjutsu se sont à nouveau perdues peu à peu.
Le dernier style éventuellement issu du Wada Ha
Koga Ryû s’est éteint avec Saiko Fujita
en 1966
L’école Katori Shintô
Ryû, elle,
n’a peu à peu conservé du Ninjutsu que
quelques
rares principes techniques.
Malgré cette situation, vers les années 60, un
maître,
Hatsumi Sensei, a voulu restaurer les enseignements du Ninjutsu et
transmettre ceux-ci en les adaptant au monde actuel afin
qu’ils
ne meurent pas.
Ayant étudié les arts martiaux anciens
auprès
d’un des derniers dépositaires en Ninjutsu
(Togakure
Ryû, Kukishin Ryû,…), il
décide de regrouper
ces divers styles au sein de son école qu’il nomme
«
Bujinkan » au début des années 70.
Cette école regroupe donc plusieurs styles
d’arts martiaux traditionnels ainsi que du Ninjutsu.
Très vite, l’appellation
utilisée pour
désigner l’ensemble des arts martiaux et
traditions
transmises par l’école Bujinkan sera
regroupée sous
l’appellation de Ninjutsu, puisque les principes Ninja sont
peu
à peu mélangés et appliqués
aux autres
écoles.
L’orientation que prend
l’école Bujinkan se
situe alors à mis chemin entre la tradition, toujours
transmise
au fil de la progression des pratiquants et la modernité
puisqu’il adopte un système de grade
modernisé,
accepte les occidentaux et fait même de la
publicité pour faire connaĆ®tre les arts martiaux anciens, mais également pour développer son école et éviter ainsi la disparition de
son style.
Adapté au monde moderne et veillant à
privilégier les aspects philosophiques et vertueux, le
Ninjutsu
du 21ème siècle est donc transmis et
enseigné sur
le modèle des autres arts martiaux japonais.
Enseigné
désormais à de simples citoyens sur la base de
cours
réguliers en salle ou/et parfois en plein air, il se
transforme
peu à peu pour obtenir le statut d’art martial
à
part entière. Le pratiquant moderne de Ninjutsu
n’est donc
plus vraiment "un guerrier"
entraîné sur un
modèle quasi-militaire et le terme de "Ninja", qui appartient
au
passé (comme celui de "chevalier")
n’est
donc plus réellement à revendiquer.
Les techniques et stratégies de Ninjutsu sont
désormais véhiculées et
enseignée au
travers de situations de combat et de réponses/attitudes souvent « non orthodoxes ».
Une importante composante philosophique, garante de la bonne
utilisation de ces techniques, est également fortement
associée à la pratique.
Vu de l'extérieur, le Ninjutsu pratiqué au 21ème
siècle est donc
devenu un art martial (presque) comme les autres.
Très
logiquement les cours proposés ne sont donc plus le reflet
exact
du Ninjutsu tel qu’il était pratiqué au
Moyen Age.
Le Ninjutsu du Bujinkan reste néanmoins
l’héritier direct du Ninjutsu historique.
Pour le bonheur de ses pratiquants, de par cet héritage, son particularisme et son contenu très riche, le Ninjutsu se veut néanmoins toujours « intensément
différent » des autres arts martiaux japonais.